Thèse Etude des Modifications Cérébrales et Cognitives Liées à la Vitesse de Traitement de l'Information dans la Sclérose en Plaques Création et Optimisation d'Une Batterie de Tests Informatisés A H/F - Doctorat.Gouv.Fr
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Les missions du poste
Établissement : Université de Bordeaux École doctorale : Sciences de la Vie et de la Santé Laboratoire de recherche : Neurocentre Magendie Direction de la thèse : Delphine LAMARGUE ORCID 000000018415889X Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-20T23:59:59 La sclérose en plaques (SEP) est une maladie chronique auto-immune inflammatoire du système nerveux central. La SEP constitue la première cause de handicap neurologique non traumatique de l'adulte jeune et concerne près de 2,8 millions de personnes dans le monde, 140 000 personnes en France ; son incidence augmente considérablement ces dernières années, 6000 nouveaux cas par an en France. Elle se caractérise par une grande diversité de manifestations cliniques isolées ou associés entre elles, d'intensité variable d'une personne à l'autre : des douleurs, une fatigue, des troubles moteurs, sensitifs, visuels, uro-sphinctériens, thymiques ou psychiatriques, ou encore cognitifs. Au cours de la maladie, entre 40 et 70% des patients présentent une atteinte cognitive qui est généralement légère à modérée et affecte alors différents processus : les processus attentionnels, mnésiques, ou encore exécutifs ainsi que la vitesse de traitement de l'information (VTI) qui constitue l'une des atteintes les plus précoces et les plus fréquentes et qui peut constituer un biomarqueur prédictif de l'évolution de la maladie. La prise en soins de ces atteintes pour un maintien de la vie personnelle et professionnelle des patients, ainsi que plus largement de leur qualité de vie, représente des enjeux humains et économiques fondamentaux, et plus globalement un enjeu majeur de santé publique, d'autant qu'il s'agit d'une maladie touchant particulièrement les adultes jeunes, l'âge moyen du diagnostic étant autour de 25-35 ans, même si la SEP peut aussi se déclencher à tout âge.
Ainsi les travaux menés au sein du laboratoire s'attachent notamment à identifier et mieux comprendre les atteintes fines des processus cognitifs, des biomarqueurs prédictifs de l'évolution des patients, les mécanismes cérébraux associés aux altérations des fonctions cognitives, et à proposer des stratégies de réhabilitation, la rééducation cognitive étant à ce jour le seul traitement ayant montré des effets significatifs spécifiques sur les atteintes cognitives de la maladie. Nous avons déjà montré en particulier la prédominance des atteintes de la VTI dès les stades précoces et leur potentiel à prédire le handicap, confirmé que les tests cognitifs pouvaient refléter l'atteinte cérébrale liée à la SEP, du fait de l'atteinte diffuse de la SB et des atteintes de la substance grise, montrer l'intérêt d'évaluations fines spécifiques, comme des évaluations cognitives écologiques en environnement virtuel, ou encore mis en évidence les possibilités de rééducation tout en devant de plus en plus prendre en considération différents facteurs.
Dans la continuité des travaux amorcés, l'objet du travail de thèse sera de mieux comprendre les modifications cognitives, particulièrement celles de la vitesse de traitement de l'information, et cérébrales liées à la SEP et les facteurs pouvant influer sur ces modifications afin de contribuer à l'amélioration de la prise en soins cognitive des personnes vivant avec une SEP grâce i) à l'élaboration d'une batterie informatisée, semi-automatisée, ii) à la mise en place d'une base de données et d'analyses statistiques des données, iii) ainsi qu'aux analyses et extractions de données IRM. Le projet s'oriente alors selon 2 axes sous-tendant la prise en soins : l'évaluation, la réhabilitation et l'étude des phénomènes cérébraux impliqués dans les perturbations cognitives et leur compensation.
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie chronique auto-immune inflammatoire du système nerveux central qui concerne environ 140 000 personnes en France. Elle se caractérise par une grande diversité de manifestations cliniques dont les atteintes cognitives qui concernent entre 40 et 70% des patients au cours de leur vie. Ces atteintes, généralement légère à modérée, peuvent être présentes dès les stades précoces et concernent différents processus : les processus attentionnels, mnésiques, ou encore exécutifs. La prédominance d'une atteinte de la vitesse de traitement de l'information (VTI), pouvant aussi constituer un biomarqueur prédictif de l'évolution physique de la maladie, et de phénomènes de plasticité cérébrale dès les stades précoces ont aussi été mises en évidence. De ces atteintes résulte un réel handicap fonctionnel, invisible, pour un maintien de la vie personnelle et professionnelle des patients, ainsi que plus largement de leur qualité de vie, représente un enjeu majeur humain et économique. A ce jour il n'existe pas de traitement médicamenteux des atteintes cognitives, seules certaines rééducations cognitives ont montré des effets significatifs sur certains paramètres cognitifs et sur le fonctionnement cognitif des patients mais des études méthodologiquement bien menées et le développement de nouveaux outils sont encore nécessaires. La prise en soins cognitive de ces atteintes nécessite d'améliorer nos connaissances, particulièrement sur la VTI, d'optimiser les dépistages et les stratégies de rééducation. l'objet du travail de thèse sera de mieux comprendre les modifications cognitives, particulièrement celles de la vitesse de traitement de l'information, et cérébrales liées à la SEP et les facteurs pouvant influer sur ces modifications afin de contribuer à l'amélioration de la prise en soins cognitive des personnes vivant avec une SEP grâce à l'élaboration d'une batterie informatisée, semi-automatisée, à la mise en place d'une base de données et d'analyses statistiques des données, ainsi qu'aux analyses et extractions de données IRM. Le projet s'oriente selon 2 axes sous-tendant la prise en soins : l'évaluation, la réhabilitation et l'étude des phénomènes cérébraux impliqués dans les perturbations cognitives et dans la compensation de ces phénomènes.
Le premier axe consiste à optimiser les évaluations en programmant des tests cognitifs permettant d'évaluer notamment la VTI en incluant des situations écologiques et des mesures précises ainsi qu'en réalisant un système d'exploitation des données obtenues grâce aux tests ainsi que les données cérébrales (IRM) et cliniques
Le deuxième axe consiste à améliorer la réhabilitation cognitive en évaluant, à partir des traitements de données semi-automatisées l'efficacité d'un nouveau programme de réhabilitation cognitive et en déterminant des biomarqueurs prédictifs des atteintes cognitives et de leur évolution au cours de la maladie
Le profil recherché
Le candidat devra avoir des connaissances approfondies en neurosciences ainsi qu'en bioinformatique, des connaissances en statistiques et un intérêt certain pour le comportement chez l'humain et les pathologies neurologiques.